Le Bouilleur de cru par Jacques Beaulieu

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Exposition Le Bouilleur de Cru par Jacques Beaulieu

Vernissage – le samedi 20 avril à 11h00

Invité de la Marchoise, Jacques Beaulieu parle de sa passion pour la photographie et de son travail avec Claude Portron, bouilleur de cru.

Géologue de formation, retraité de l’Éducation nationale, je suis né en 1952 à Châteauroux.
Ma pratique de la photographie débute à l’âge de douze ans quand je reçois, en cadeau, mon premier appareil photo : un Instamatic. Quelques années après, j’acquiers un reflex, m’initie au tirage noir et blanc puis je deviens animateur de la section photo à la MJC de Déols (Indre). Durant deux décennies, le travail et la vie de famille sont énergivores et la pratique de la photographie n’est plus la priorité, jusqu’à ce que la technique numérique atteigne la qualité de l’argentique et stimule à nouveau mon envie de photographier.
En 2013, je rejoins les XV du Poitou, un groupe de photographes de Saint Benoît. Leur regard expert et critique m’a beaucoup apporté.
Mes photos sont le résultat de la conjonction d’un sujet, d’un cadre et d’une lumière, en harmonie, à un instant donné. Ainsi, je ne m’interdis aucune inspiration qu’elle soit abstraite ou figurative.

LE BOUILLEUR DE CRU

J’ai toujours eu beaucoup d’intérêt pour le savoir et les compétences dans le domaine artisanal. Il est toujours fascinant de voir ce que l’union d’un cerveau et de deux mains est capable de créer.
La présence de Claude Portron chaque année à Gizay m’a donné envie d’effectuer un travail photographique sur cette activité. Après un premier essai il y a de nombreuses années qui ne m’avait pas donné satisfaction, je suis revenu le voir durant l’hiver 2018.
Claude Portron m’a accueilli avec bienveillance et au-delà de la photographie, une relation d’amitié s’est tissée.
Il ne s’agissait pas pour moi de réaliser un reportage à but ethnographique. Contrairement à ce qu’on croit souvent, ce métier n’est pas en voie de disparition. C’est un regard photographique que je propose aux visiteurs. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité désaturer certaines couleurs et à l’inverse réchauffer quelques tonalités. J’obtiens ainsi un rendu qui s’approche des anciens clichés à l’aube de l’invention de photographie couleurs. C’est ma façon de signifier l’ancienneté du métier de bouilleur de cru. L’opposition entre tons chauds et tons désaturés évoque aussi pour moi, le contraste entre les froides matinées de février durant lesquelles les photos ont été prises et la chaleur intense dégagée près de l’alambic.

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